Il y a des moments où je ne cherche pas l’art. C’est lui qui me trouve.
Dans une affiche croisée au hasard, une lumière trop belle pour être ignorée, ou une silhouette aperçue dans la rue, qui me fait penser à un tableau que j’aime.
En effet, l’art déborde, il s’infiltre, il se glisse dans le quotidien.
Mon œil artistique en formation

Je n’ai pas toujours regardé le monde comme ça. Avant, je passais à côté de ces détails. Aujourd’hui, je les remarque.
C’est-à-dire que mon regard a changé. Il s’attarde sur les couleurs, les compositions, les contrastes. Une vitrine devient une mise en scène. Une tenue, une œuvre mouvante.
C’est peut-être ça, développer un œil artistique : apprendre à voir ce qui était déjà là, mais que l’on ne savait pas encore regarder.
Par ailleurs, je ne suis pas toujours consciente de ce processus. Il se fait doucement, à force d’observer, de dessiner, de m’inspirer.
L’art dans les choses ordinaires

Un rayon de soleil peut transformer un espace banal en scène presque sacrée. Un détail de tissu peut évoquer une peinture, un mouvement, une époque.
En outre, l’art n’est pas toujours dans les musées. Il est dans l’ordinaire, dans l’éphémère, dans ce qui ne dure qu’un instant.
Aussi, ces fragments visuels deviennent des références intimes. Ils nourrissent mon imaginaire, sans que je m’en rende compte.
Apprendre à regarder autrement

Or, voir l’art partout, ce n’est pas intellectualiser le monde, mais ralentir.
Car c’est accepter d’être touchée par des choses simples. C’est laisser une image, une lumière, une couleur nous accompagner un peu plus longtemps que prévu.
De plus, mon œil artistique est encore en formation. Il se construit au fil des jours, des rues, des rencontres visuelles.
Et peut-être que le plus beau, c’est ça : comprendre que l’art ne commence pas sur une toile, mais dans un regard.
