Je ne me maquille pas toujours de la même façon. Et ce n’est pas juste une question de temps ou de tendance, mais souvent une question d’humeur.
Certains jours, j’ai envie de transparence, de naturel, de lumière. D’autres, j’ai besoin de lignes nettes, de contraste, de contrôle. Parfois, je choisis des couleurs douces pour me rassurer. Parfois, je veux une bouche sombre ou un liner graphique, comme une armure.
Au fond, mon maquillage est souvent plus honnête que mes mots. Parce qu’il révèle une chose simple : ma fantaisie du jour.
Le maquillage comme miroir intérieur de son humeur

À première vue, on pense souvent que le maquillage sert à embellir. Mais pour moi, il sert aussi à comprendre.
Aussi, quand je me regarde dans le miroir, je ne vois pas seulement un visage. Je vois une énergie, un état d’esprit, une envie. Et je commence à remarquer un phénomène : certaines techniques reviennent selon ce que je ressens.
Ce ne sont pas des règles. Mais ce sont des indices.
Et ces indices m’apprennent des choses sur moi.
Beauté et introspection : une routine qui devient un rituel

Par ailleurs, il y a une différence entre “se préparer” et “se retrouver”.
Le maquillage peut devenir un rituel doux, un moment où l’on se recentre. Un moment où l’on prend le temps de se regarder vraiment.
Dans ce rituel, les gestes comptent autant que le résultat : poser son blush, tracer son eyeliner… ce sont des décisions minuscules, mais révélatrices.
Et quand on y fait attention, on se rend compte qu’on ne se maquille pas seulement selon ce qu’on veut montrer,
mais selon ce qu’on traverse.
Mini journaux de bord : observer ses looks comme on observe ses pensées et humeurs

Depuis quelques temps, j’aime garder une trace. Pas forcément avec des photos parfaites. Plutôt comme un carnet intime : un mini journal de bord.
L’idée est simple : noter (ou photographier) son maquillage du jour, et écrire deux ou trois lignes.
Ce n’est pas un diagnostic. C’est juste une façon de mettre de la clarté sur ce qu’on ressent.
Et parfois, c’est surprenant : on découvre des schémas. On comprend ses besoins. On repère ses moments de fragilité, mais aussi ses moments de puissance.
Ce que ça change au quotidien
Observer son maquillage comme un reflet de son humeur, ça change tout.
Parce qu’au lieu de se maquiller en pilote automatique, on commence à se demander : “De quoi j’ai besoin aujourd’hui ?”
Et cette question, mine de rien, est importante.
Certains jours, on a besoin de disparaître un peu. D’autres, on a besoin d’être vue. Parfois, on a juste besoin d’un détail qui fait du bien.
Et le maquillage peut répondre à ça, sans pression, sans performance.
Se maquiller selon son humeur, c’est apprendre à s’écouter. Et c’est peut-être l’une des choses les plus belles que la beauté puisse offrir : une manière d’être plus proche de soi.
