Il y a des matins où je me sens minimaliste, presque silencieuse. D’autres où j’ai envie de rubans, de gloss, de douceur. Et parfois, je veux du désordre, du noir, du flou. Mais je ne change pas de personnalité. Je change de micro-esthétique.
Les tendances esthétiques comme des petits univers

D’abord, les micro-esthétiques sont partout : clean girl, coquette, indie sleaze, Y2K, dark academia… Elles ne sont pas de simples tendances. Ce sont de petits mondes avec leurs codes, leurs couleurs, leurs références.
Adopter une micro-esthétique, c’est entrer dans un univers visuel précis, presque comme enfiler un costume émotionnel. Et chaque détail compte : une coupe de jean, une matière, un maquillage, une playlist, une attitude.
Ce qui me plaît, c’est cette liberté. Car je peux passer d’un style à l’autre sans devoir choisir une identité définitive. Les micro-esthétiques offrent un terrain de jeu infini, où la créativité prime sur la cohérence stricte.
Comment je joue à être quelqu’un d’autre sans me perdre ?

Changer d’esthétique ne veut pas dire se perdre. Au contraire, c’est souvent une manière de mieux se comprendre.
Chaque micro-esthétique révèle une facette différente de moi : la recherche de calme, par exemple. Il y a aussi l’envie de douceur, le besoin de rébellion ou de chaos maîtrisé. Je ne joue pas un rôle : j’explore.
C’est comme essayer plusieurs langues pour dire la même chose. Certaines esthétiques me suivent longtemps, d’autres ne font que passer. Et c’est très bien ainsi.
Je ne collectionne pas les micro-esthétiques pour être quelqu’un d’autre, mais pour accepter que je sois multiple.
Et peut-être que c’est ça, le vrai style : ne pas se définir une fois pour toutes, mais s’autoriser à changer. Bien sûr, changer sans jamais se trahir.
